Legal et conformité : 72 sites cités, aucun dominant, des sources parmi les moins stables de l'étude
Dans l'AI Sources Index 2026 d'Evocia, les 80 réponses de ChatGPT aux 20 questions de legal, compliance et RegTech (gestion des contrats, conformité réglementaire, protection des données, signature électronique) citent 72 domaines, contre 17 en CRM, pour 223 citations. Les dix premiers domaines ne font que 48,4 % des citations, l'indice de concentration HHI est de 0,035, et la stabilité des sources, 0,45, est la plus basse des dix secteurs dans ce relevé, sans écart établi avec la finance (0,49), mais très en dessous de la moyenne des neuf autres (0,61). Le domaine le plus cité est un régulateur : cnil.fr, 23 citations dans 17 réponses (21 %), devant onetrust.com (16 réponses), servicenow.com (13), ironcladapp.com et tomorro.com (11). Les institutions font 18,4 % des citations, les éditeurs français 22,0 %, répartis entre 21 domaines.
Le legal est le contraire du CRM : beaucoup de domaines cités, aucun dominant, une liste de sources qui change davantage d'une répétition à l'autre (stabilité 0,45 contre 0,62). La comparaison est dans dix secteurs B2B comparés ; l'étude complète sur la page de l'AI Sources Index 2026.
L'essentiel en 60 secondes
- 72 domaines cités, top 10 = 48,4 %, HHI 0,035, stabilité 0,45 : le secteur le plus fragmenté de l'étude, et l'un des deux moins stables.
- Types de sources : éditeurs 73,5 %, institutions 18,4 % (cnil.fr 23, impots.gouv.fr 4, cyber.gouv.fr 3), documentation 5,8 %, standards 0,9 %, tiers 1,3 % (3 citations sur 223 : la seule citation académique de l'étude et deux des trois citations de presse sont ici).
- Domaines de tête : cnil.fr 17 réponses (21 %), onetrust.com 16, servicenow.com 13, ironcladapp.com 11, tomorro.com 11, docusign.com 8, icertis.com et dilitrust.com 6.
- Recherche web : 87,5 % ; 9 sur 16 à l'étape « problème », où la CNIL prend 9 des 17 citations.
- Éditeurs français : 21 domaines, 22,0 % des citations (tomorro.com 11, dilitrust.com 6, universign.com, didomi.io, dastra.eu, yousign.com…).
- Quatre domaines de tête pour cinq étapes : cnil.fr au problème et en décision, icertis.com en découverte, tomorro.com en recommandation, ironcladapp.com en comparaison.
Les sources du secteur
En bref
Quinze domaines sont cités dans au moins 4 réponses sur 80, dont les douze premiers figurent ci-dessous ; cinquante-sept autres le sont dans une à trois réponses. Aucun n'atteint un quart des réponses. Les éditeurs de gestion des contrats, de conformité et de signature électronique se partagent la liste avec le régulateur.
| Domaine | Type | Citations | Réponses (sur 80) | Présence | Stabilité |
|---|---|---|---|---|---|
| cnil.fr | Institution | 23 | 17 | 21 % | 0,61 |
| onetrust.com | Éditeur | 17 | 16 | 20 % | 0,57 |
| servicenow.com | Éditeur | 13 | 13 | 16 % | 0,65 |
| ironcladapp.com | Éditeur | 12 | 11 | 14 % | 0,69 |
| tomorro.com | Éditeur (France) | 11 | 11 | 14 % | 0,69 |
| docusign.com | Éditeur | 8 | 8 | 10 % | 0,67 |
| icertis.com | Éditeur | 9 | 6 | 8 % | 0,50 |
| dilitrust.com | Éditeur (France) | 6 | 6 | 8 % | 0,75 |
| metricstream.com | Éditeur | 5 | 5 | 6 % | 0,63 |
| impots.gouv.fr | Institution | 4 | 4 | 5 % | 1,00 |
| pandadoc.com | Éditeur | 4 | 4 | 5 % | 0,50 |
| juro.com | Éditeur | 4 | 4 | 5 % | 0,50 |
Secteur legal, compliance, RegTech, 80 réponses, 223 citations, 72 domaines. Stabilité = pour chaque question du secteur où le domaine est cité, part des quatre répétitions qui le citent, moyenne sur ces questions (définition de l'étude, calculée ici sur les 20 questions du secteur et non sur tout le corpus). Source : Evocia, AI Sources Index 2026.
À retenir
Pour citer cette donnée : « Dans l'AI Sources Index 2026 d'Evocia, ChatGPT cite 72 domaines différents pour 80 réponses sur les logiciels juridiques et de conformité, sans qu'aucun dépasse 21 % des réponses ; c'est le secteur le plus fragmenté de l'étude, et l'un des deux moins stables. »
Par étape : quatre domaines de tête sur cinq étapes
En bref
Aucun domaine ne mène toutes les étapes : icertis.com est premier en découverte, tomorro.com en recommandation, ironcladapp.com en comparaison, cnil.fr au problème et à la décision. Aucun domaine ne dépasse 9 citations sur une étape.
| Étape | Réponses avec recherche (sur 16) | Citations | Domaines les plus cités |
|---|---|---|---|
| Problème ou besoin | 9 | 17 | cnil.fr 9, impots.gouv.fr 4 |
| Découverte de solutions | 16 | 43 | icertis.com 6, onetrust.com 5, servicenow.com 5, metricstream.com 3 |
| Recommandation | 14 | 57 | tomorro.com 7, cnil.fr 5, dilitrust.com 4, contractbook.com 3 |
| Comparaison | 16 | 55 | ironcladapp.com 8, onetrust.com 6, docusign.com 4, trustarc.com 4 |
| Décision ou achat | 15 | 51 | cnil.fr 8, onetrust.com 5, servicenow.com 4, regnology.net 4 |
16 réponses par étape. Source : Evocia, AI Sources Index 2026, fichier des citations.
Deux éditeurs français figurent parmi les plus cités en recommandation : tomorro.com, premier de l'étape (7 citations, sur REG-009, « Quels sont les meilleurs logiciels de gestion des contrats pour une PME ? », et REG-012, « Quels logiciels sont les plus adaptés à une direction juridique de taille moyenne ? »), et dilitrust.com (4 citations, toutes sur REG-012). Aucune de ces deux questions ne mentionne la France ; celle qui le fait (REG-010, « Quels outils RegTech recommandes-tu pour une entreprise française ? ») ne cite ni l'un ni l'autre. Une expérience de reformulation du secteur (EXP-10) teste cette mention : ajouter « pour une entreprise française soumise au RGPD » à « Quel logiciel de gestion des contrats choisir ? » fait sortir sept des dix domaines cités, tous des éditeurs non français, et entrer avanteam.fr, cnil.fr, tacitapp.eu et wolterskluwer.com (Jaccard 0,21) ; tomorro.com et dilitrust.com sont cités dans les deux versions. Détail dans ajouter « française » change les sources.
Ce que cela signifie pour un éditeur legal ou RegTech
En bref
Dans ce secteur, la place est ouverte et instable. 72 domaines sont cités au moins une fois ; être cité régulièrement est plus rare : la stabilité du secteur est de 0,45, et sur les quinze domaines présents dans au moins 4 réponses, cinq dépassent 0,70, dont quatre cités sur une seule question. Le régulateur, cnil.fr, reçoit 17 de ses 23 citations aux étapes du problème (9) et de la décision (8).
- Établi : 72 domaines, le plus grand nombre des dix secteurs, aucun dominant, une stabilité très en dessous de la moyenne des neuf autres secteurs, 18 % d'institutions, 22 % d'éditeurs français.
- Non établi : que la stabilité du secteur soit plus basse que celle de la finance (0,49) ; qu'il compte plus d'éditeurs français distincts que la finance et le RH (14 chacun). Avec 20 questions par secteur, l'intervalle de confiance de ces écarts contient zéro.
- Non mesuré : les produits recommandés dans le texte ; les causes de l'instabilité (l'hypothèse du nombre de candidats, non testée, est compatible avec ce secteur, moins avec les autres).
- Pour la mesure : plus de répétitions sont nécessaires ici que dans huit des neuf autres secteurs (la finance, à 0,49, ne s'en distingue pas) pour distinguer une présence fidèle d'une présence occasionnelle ; voir combien de fois répéter une question.
Les 72 domaines du secteur, avec leurs citations et leur stabilité, sont dans l'explorateur de l'étude.
Explorer le secteur dans l'étudeMéthode et limites
En bref
20 questions (5 intentions × 4), 4 répétitions, 80 réponses, 223 citations. Les questions couvrent la gestion des contrats, la conformité réglementaire, le RGPD et la signature électronique ; d'autres sous-domaines du droit donneraient d'autres listes.
- Fragilité : avec 72 domaines pour 223 citations, 57 domaines sont cités dans une à trois réponses seulement.
- Limites : questions en français depuis la France ; ChatGPT par l'API ; 25 minutes.
- Ce que la page n'affirme pas : que la fragmentation des citations reflète la structure du marché juridique ; que les éditeurs cités sont recommandés.
Questions fréquentes
Quel logiciel juridique ChatGPT cite-t-il le plus ?
Aucun ne domine : le domaine de tête est le régulateur, cnil.fr (17 réponses sur 80), puis onetrust.com (16), servicenow.com (13), ironcladapp.com et tomorro.com (11). Quatre domaines différents sont en tête des cinq étapes du parcours.
Pourquoi les sources sont-elles si instables dans ce secteur ?
L'étude observe que le secteur qui cite le plus de domaines est aussi l'un des deux moins stables (72 domaines, stabilité 0,45, contre 17 domaines et 0,62 en CRM), sans en tester la cause. Sur les dix secteurs, le lien entre nombre de domaines et stabilité est faible (corrélation de rang de −0,44) : la cybersécurité, avec 33 domaines, n'est qu'à 0,56. Une hypothèse non testée est qu'avec beaucoup d'éditeurs de présence comparable, le moteur en retient quelques-uns, différents d'une répétition à l'autre.
Les éditeurs français sont-ils cités en legal ?
Oui : 21 domaines français pour 22 % des citations du secteur, le plus grand nombre d'éditeurs français de ce relevé, sans écart établi avec la finance et le RH (14 chacun), mais dispersés. tomorro.com (11 citations) et dilitrust.com (6) sont les mieux placés.
Sources
Transparence et méthode
Auteur
Evocia · Cabinet français de visibilité dans les IA
Evocia mesure la visibilité des entreprises dans les réponses des IA et publie ses données. Cette page fait partie de la série de données de l'AI Sources Index 2026.
Comment cet article a été réalisé
- Page de données publiée le 17 septembre 2026. Chiffres repris du fichier de résultats et recalculés le 17 septembre 2026 depuis les fichiers de l'étude (secteur legal, compliance, RegTech, corpus principal) ; aucun chiffre saisi à la main. Éditeurs français : classification par Evocia du pays du siège social, publiée le 10 octobre 2026 avec la page sur les éditeurs français (21 domaines dans ce secteur).
Historique des mises à jour
- 15 octobre 2026Stabilité (0,45) : le titre, le chapô, l'introduction, le point clé, « Pour citer cette donnée », la ligne « Établi », « Pour la mesure » et la FAQ ne disent plus « les sources les moins stables » ou « le moins stable » de l'étude. Par rééchantillonnage des questions contre chaque secteur (A13, 15 octobre 2026), son écart avec la finance (0,49) n'est pas établi avec 20 questions par secteur ; ses écarts avec chacun des huit autres secteurs, et avec leur moyenne (0,61), le sont : le secteur est « l'un des deux moins stables ». « Le plus fragmenté » est maintenu, le nombre de domaines et la part du top 10 se distinguant de chacun des neuf autres secteurs. « Plus de quatre fois le nombre observé en CRM » devient « contre 17 en CRM » : l'écart est établi, pas le facteur. « Le plus grand nombre d'éditeurs français de l'étude » (21) ne se distingue pas de la finance et du RH (14 chacun). Une ligne « Non établi » est ajoutée. Aucune valeur ne change.
- 17 septembre 2026Publication initiale.
- 21 septembre 2026Colonne « Stabilité » du tableau des domaines : valeurs recalculées sur les seules questions du secteur (méthode de l'étude appliquée au périmètre du secteur, depuis les fichiers des citations et des requêtes) au lieu de la stabilité du domaine sur tout le corpus ; définition ajoutée à la légende.
- 5 octobre 2026Institutions citées : cnil.fr 23, impots.gouv.fr 4, cyber.gouv.fr 3 (europa.eu et l'Agence française anticorruption n'en ont que 2 chacun). Quinze domaines (et non douze) sont cités dans au moins 4 réponses, cinquante-sept (et non soixante) dans une à trois.
- 10 octobre 2026Part des tiers : 1,3 % (3 citations sur 223), au lieu de 1,4 %. Stabilité de metricstream.com : 0,63 (0,625 arrondi au plus proche), au lieu de 0,62. Le domaine de tête ne change pas à chaque étape : cnil.fr est premier au problème et à la décision, soit quatre domaines de tête pour cinq étapes. tomorro.com et dilitrust.com ne sont pas cités sur la question qui mentionne une entreprise française, mais sur deux questions qui ne la mentionnent pas ; le paragraphe et la description de l'expérience sur le RGPD sont corrigés. La réponse sur l'instabilité ne parle plus de corrélation à partir de deux secteurs : elle donne la corrélation mesurée sur les dix. Les éditeurs français suivent la liste publiée par Evocia.
- 10 octobre 2026L'hypothèse non testée du nombre de candidats est dite « compatible avec ce secteur », et non « tient ».